Mon amour des vêtements et le tri de mon dressing

Aujourd’hui, je t’invite dans mon dressing.

C’est un article long, j’ai mis très longtemps à l’écrire, et je n’ai pas réussi à dissocier les deux parties. J’espère que sa lecture en sera tout de même agréable et intéressante 🙂

Depuis plus d’un an maintenant, je me pose plein de questions sur ce que je porte pour m’habiller.

Quoi, comment, pourquoi ? Je me demande comment sont fabriqués ces vêtements, où, par qui, dans quelles conditions, avec quelles matières…

 

Mon histoire d’amour pour les fringues… 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé m’habiller, j’ai toujours été plutôt coquette.

J’ai des souvenirs très précis d’un duffle-coat Benetton multicolore, de boots Doc Martens bleues à fleurs, d’une robe Chipie offerte par ma grand-mère que j’avais choisie avec elle pour un anniversaire (pour mes 8 ans peut-être ?), d’une robe ultra-légère DPAM en lin portée un été de canicule, de paires de tennis en toile Chipie que nous avions ma soeur et moi de toutes les couleurs, de salopettes colorées DPAM et Kiabi pour mon entrée en sixième et de tant d’autres tenues.

Petite, je choisissais mes vêtements avec ma maman.

Je me souviens bien de soldes chez Du Pareil Au Même en ville et d’achats par saison dans une usine de chaussures Mod’8. J’ai le souvenir aussi de catalogues La Redoute que je feuilletais pour corner les pages quand quelque chose me plaisait. Et le souvenir des bourses aux vêtements et friperies dans lesquelles elle m’emmenait. J’adorais.

Je sais qu’elle faisait attention aux matières et à la qualité. Chaussures en cuir, manteau en laine, t-shirt en coton, robe bien taillées, pyjamas tout doux…

Depuis que j’ai la responsabilité de mes achats vestimentaires, voici comment je choisis ce que je porte :

En général, tout démarre par une couleur ou un imprimé qui attire mon regard.

Je commence par le toucher.

Si la sensation entre mes doigts me plait, je cherche l’étiquette pour voir en quelle matière il est fait.

Si la matière me convient, je regarde sa coupe.

Ensuite, je me demande si ça m’ira bien et si je le porterai.

Aussi, je réfléchis avec quoi je pourrai l’associer parmi les pièces de mon dressing.

Enfin, et seulement en dernier point, je regarde son prix.

Puis je passe en cabine d’essayage car je n’achète pas sans avoir essayé et je me regarde sous toutes les coutures (c’est le cas de le dire). Est-ce que ça me va (taille, coloris), est-ce que ça me met en valeur (coupe), est-ce que c’est confortable, est-ce que ça correspond à mon style, à ma personnalité ?

Tant de questions pour un simple vêtement, me diras-tu, mais depuis que je me pose toutes ces questions je n’ai rien acheté que je n’ai jamais porté.

Depuis un an j’ai lu pas mal d’articles sur la confection des vêtements et accessoires de mode. Du coup, je suis de plus en plus frileuse à l’idée d’entrer dans les grands magasins.

Trop de choix (a-t-on vraiment besoin de tout ça, de changer de style tous les mois ?), matières moches, prix super élevés, coupes improbables, mauvaise qualité, conditions de travail des confectionneurs, teintures polluantes dans les pays de fabrication et provoquant des réactions dermatologiques sur les acheteurs, etc etc…

Ou alors ce sont des marques « haut de gamme » et là c’est vraiment inaccessible.

Alors j’ai recommencé à aller dans les friperies et dépôts-vente. Pour leur côté recyclage, leur aspect écologique et économique.

Et là, j’ai retrouvé le plaisir de fouiller, de toucher, de trouver, d’essayer… Et de faire des affaires !

Dans certaines boutiques les prix sont élevés mais cela reste moins cher que dans les commerces basiques et au bout d’un moment on a nos adresses favorites, celles qui correspondent à notre budget, à notre style et aux marques que l’on apprécie.

Je n’ai pas acheté de produit neuf (chaussures, sous-vêtements et collants mis à part, ce sont je crois les seules catégories que je n’achète pas d’occasion car je n’en trouve simplement pas ou parce-que l’idée ne me plait pas) depuis presque six mois.

Enfin… si : j’ai acheté un pantalon en soldes à 12 euros chez Zara (j’avais vraiment besoin d’un pantalon d’hiver car je n’en avais pas) mais au bout de deux semaines il était complètement déchiré sous la poche arrière droite donc je l’ai ramené pour me faire rembourser, et j’avais trouvé une jupe aux Galeries Lafayette à 8 euros mais j’ai décidé de la ramener, me disant que je n’en avais pas tellement besoin et qu’en plus je n’avais vraiment pas pris plaisir à l’acheter neuve dans un grand magasin.

Pendant les dernières soldes (un évènement que j’affectionnais avant) j’ai fait plusieurs fois les magasins mais je ne ressens vraiment plus aucun plaisir à m’y balader.

Par contre, lorsque je suis allée faire les soldes dans ma friperie préférée j’y suis restée au moins une heure et j’en suis ressortie avec un sac rempli pour une vingtaine d’euros ! Et là, j’étais vraiment contente. Ravie de mes trouvailles.

J’ai donc décidé de ne plus acheter de produit neuf, sauf cas exceptionnel (gros coup de coeur et de bonne qualité). Car le plus important c’est de prendre du plaisir dans ce que l’on fait et consomme.

Maintenant que tu sais comment je choisis mes vêtements et où je les achète, voici un autre aspect de mon histoire d’amour pour les vêtements…

En octobre, j’ai décidé de faire le tri dans mon dressing. Mais pas un petit tri habituel comme à chaque changement de saison. Un super gros, un tri radical.

Pour y parvenir, j’ai utilisé la méthode de Marie Kondo (qui a écrit « La magie du rangement« ).

Je n’ai pas lu son livre mais c’est l’article de Sirène bio sur le minimalisme et notamment cette vidéo d’un jeune homme qui applique la méthode de Marie Kondo qui m’ont fait un électrochoc et m’ont permis de mener à bien ma démarche.

Je t’explique :

J’ai TOUT sorti de mes étagères et de ma penderie, tout rassemblé, et tout regardé un par un. Je ne me souviens pas exactement des questions que je me suis posées pour chaque chose mais en gros c’était « Est-ce qu’il est en bon état ? Est-ce qu’il me va ? Est-ce que je l’aime encore ? Est-ce que je le porte ? Est-ce qu’il me correspond toujours aujourd’hui ? Est-ce que j’ai envie de continuer à le mettre ? »

J’ai éliminé l’équivalent de deux énormes valises. Après avoir fait piocher ma petite soeur dedans, j’ai tout donné à ma maman qui travaille dans une Ressourcerie (et qui a pioché dedans aussi).

J’avais pris des photos pour me rendre compte du chemin parcouru.

Elles sont parlantes !

Regarde…

IMG_1624 avant

Avant… 

IMG_1638 tout sortir

Tout sortir !

IMG_1641 ce dont je ne veux plus

Ce dont je ne veux plus…

IMG_1643 après

Après !

Depuis ce jour, je n’ai plus envie de polluer mon dressing que j’ai mis deux jours à ranger, ni de dépenser de l’argent pour des choses que je ne mettrai pas.

Je réfléchis donc bien avant chaque achat, quitte à revenir quelques jours plus tard pour les acheter après avoir pris une décision.

Je me sens libérée, en accord avec moi-même. J’aimerais réduire ma quantité de vêtements mais j’aime trop ça pour l’instant.

Quand je trouve que j’ai de nouveau trop de choses, je me sépare de vêtements. J’ai déjà refait un gros tri il y a quelques semaines. Je les donne ou les mets de côté pour participer à un troc ou un vide-grenier.

Et toi ? Quel rapport entretiens-tu avec ton dressing ?

 

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